fbpx
Haut

Akoneo

Couverture HopLunch

Business confidences – Food, tech et réseau sans tabou !

.

Aujourd’hui entretien exclusif avec Matthieu Diebold, fondateur de la startup Hoplunch. Service de livraison de repas qui vous permet de manger sain et local, même au bureau, et cela partout. Au Parc des Forges, le Parc des Poteries, Eckbolsheim, Hautepierre, Souffelweyersheim, Hœnheim et Mundolsheim !

.

.

.

Quand t’es-tu lancé ?

.

Je me suis lancé en 2018. L’activité a démarré le 10 septembre 2018.

.

.

.

Comment t’es venu l’idée de l’aventure HopLunch ?

.

Ça faisait un petit moment que ça rissolait dans ma tête, je suis un passionné de Food et puis effectivement sur une expérience. J’étais auparavant auditeur financier et quand j’allais faire des audits dans des entreprises, dans les zones d’activités le midi souvent ça me rendait fou de devoir manger un sandwich ou d’aller dans un fastfood. J’essayais donc de prévoir mon tupperware la veille mais bon tu n’as pas forcément toujours le temps ni l’envie de te faire à manger la veille.

Dans une expérience suivante, dans une autre entreprise où j’étais responsable financier, il y avait une conciergerie qui s’est ajoutée et a fait une grosse concurrence à la cantine. Cette conciergerie permettait, entre autres, d’aller chercher un plat du jour chez le boucher du centre-ville. J’ai trouvé l’idée top et je me suis dit qu’il fallait faire ça mais avec plus de restaurants, plus de choix, tout automatisé de sorte à ce que ça se fasse en quelques clics plutôt que d’appeler la conciergerie.

.

.

.

Une expérience de vie qui derrière t’as fait avoir une idée que tu as muri et réfléchi pour ensuite te lancer.

.

Tout à fait.

.

.

.

La Food, manger, c’est super important pour toi. Est-ce que tu voulais te lancer en tant qu’entrepreneur mais forcément dans une passion ou est-ce que c’est cette passion qui t’a lancé en tant qu’entrepreneur ?

.

Non je pense qu’il faut se lancer dans quelque chose qui nous passionne. La vie d’entrepreneur est déjà assez intense, si en plus t’y vas la boule au ventre sur un domaine qui ne t’intéresse pas, tu n’arriveras pas à tenir.

.

« La vie d’entrepreneur ce n’est pas un sprint, c’est un vrai marathon. »

.

.

.

Aujourd’hui tu t’es lancé dans la Food, est-ce qu’il y a un grand écart entre la vue que tu avais de l’extérieur et le business de la Food ?

.

J’ai construit ma vision sur le terrain car je n’avais pas justement de vision avant ça. Je suis parti d’une idée où je ne savais pas qu’il y avait une FoodTech, qu’il y avait un écosystème autour de la Food etc., j’ai travaillé dans des grands groupes donc l’écosystème Startup je ne connaissais pas du tout.  Tout ça je l’ai appris sur le terrain.

.

.

.

Ça t’a pris combien de temps d’apprendre tout ça ?

.

Je suis entré dans la pépinière d’entreprise ici (NDLR c’est-à-dire Akoneo incubateur) fin 2017, j’ai lancé l’activité le 10 septembre 2018 j’avais encore tout mon matos dans le garage et puis j’ai vite compris que ça n’allait pas pouvoir fonctionner comme ça. Et donc le 1er novembre 2018 on a fait notre emménagement et puis l’aventure a commencé avec un 1er atelier, puis un second. Aujourd’hui on est à l’étroit dans ces 2 ateliers-là, on est en train de déménager ailleurs.

J’ai intégré en juin 2019 l’incubateur SEMIA, j’ai appris qu’on pouvait intégrer le réseau Entreprendre, avoir accès à des prêts d’honneur, qu’il y avait un incubateur régional, des aides régionales etc.

.

.

.

Pour revenir sur la Food, aujourd’hui un de tes créneaux à mettre en avant avec HopLunch c’était toujours la qualité des produits. Est-ce que tu as réussi à retranscrire cette amour de la qualité de la Food dans ce que tu proposes aujourd’hui ? Est-ce que ça a été compliqué ?

.

Oui c’est compliqué mais effectivement je pense l’avoir retranscrit. En tout cas on bataille tous les jours pour la retranscrire. J’adore manger, j’adore partager des restaurants que j’ai découvert et que je recommande. C’est un peu le concept autour d’HopLunch : on va vraiment sélectionner les restaurants en fonction de la qualité de ce qu’ils font.

On les teste avant et si la qualité venait à se détériore, on n’hésite pas à arrêter le contrat avec ce partenaire-là. Ce n’est pas simple mais l’avantage qu’on a c’est que contrairement à d’autres acteurs de la FoodTech, on n’a pas besoin d’avoir 50 restaurants, on ne peut d’ailleurs pas par notre modèle économique.

.

Donc on se limite à 15 restaurants ce qui fait qu’on propose 15 choix par jour étant donné que chacun propose un plat du jour et qu’ils ont chacun une spécialité différente des autres. On mange comme nos clients le midi donc chaque jour on teste, on vérifie qu’il n’y a rien à ajuster et on n’hésite pas à faire des recommandations. Il y a un lien très étroit entre nous et nos partenaires qu’on appuie. On prend en considération le conditionnement, la livraison, la condensation c’est pourquoi on ne propose pas de frites avec les burgers par exemple.

.

.

.

En parlant du conditionnement, on a eu la chance de manger avec vous à midi dans des barquettes réutilisables. Aujourd’hui l’écologie dans la Food c’est un gros sujet pour vous ?

.

Oui c’est un gros sujet. Nous avons eu notre parti pris tout de suite d’axer notre énergie dessus car il y a un enjeu écologique. Vu qu’on se lançait, autant être précurseur sur certaines choses et effectivement nous sommes partis sur des véhicules électriques, on a tout de suite supprimé les sacs pour éviter les déchets inutiles et livrer à la place dans des cagettes avec toutes les commandes de l’entreprise. Concernant les barquettes, on n’a pas encore trouvé le truc parfait, après des mois de recherche et de tests. Pour l’instant, il faut être sûr de pouvoir récupérer la barquette qui coûte plus cher etc. Ce n’est pas simple.

.

.

.

L’écologie aujourd’hui c’est aussi beaucoup la logistique, une réflexion en amont et trouver des solutions où on a besoin que les gens s’appliquent en face.

.

C’est ça. Nous sommes avant tout effectivement un logisticien finalement et effectivement il faut pouvoir compter sur notre clientèle. Aujourd’hui on a plus de 6000 inscrits, on ne peut pas être sûr que tout le monde va jouer le jeu. En théorie, l’idée c’est que le client laisse la barquette dans l’entreprise mais il se peut que le client finisse le repas chez lui etc. pour l’instant on est en phase de test. On a un partenaire avec qui on travaille là-dessus, on a un partenaire informatique pour nous permettre de retracer la barquette, un système de QR code etc. On n’a pas fait le choix du verre car c’est cassant et lourd, il fallait quelque chose qui ne se casse pas et qui dure plus dans le temps, du coup plus écologique.

.

.

.

L’écologie c’est donc beaucoup d’effort chez vous, pas forcément de rentabilité directe mais l’idée est suffisamment importante pour y aller.

.

En tout cas c’est le pari que j’ai fait. On est plus qu’à perte à ce niveau-là, mais on essaye d’impliquer la Région, la ville etc. pour nous aider dans cette phase de test puisqu’il y a un enjeu énorme et potentiellement ça va nous coûter très très cher. A titre d’exemple, juste ce qu’on paye au prestataire qui va laver la barquette coûte plus cher que la barquette jetable. Donc avec ça on n’a pas amorti tout le coût de développement, ni les livreurs ou le transport, ni rendu les barquettes lavées aux restaurateurs pour qu’ils les réutilisent. L’indispensable c’est que tout le monde joue le jeu.

.

.

.

Parlons un peu de toi. En tant qu’entrepreneur aujourd’hui depuis plus de 3 ans, comment arrives-tu à concilier vie privée et vie professionnelle ?

.

Mal (rires). Il faut que je fasse quelque chose pour m’améliorer à ce niveau-là mais c’est vrai que tu penses à 15.000 choses en même temps. J’ai d’ailleurs dit à mon épouse que je me lançais un défi pour les congés de laisser, ne serait-ce que pendant 3 jours, mon téléphone éteint.

.

.

.

Aujourd’hui tu as une équipe, trouves-tu que c’est moins difficile de concilier l’ensemble de tes obligations personnelles ?

.

Oui totalement. J’ai eu la chance de bien recruter, j’ai une très bonne équipe dont chacun est très bon dans son domaine, pro actif et appliqué. Ils aiment HopLunch.

.

.

.

On le sent dans les startups que les gens sont généralement plus impliqués que s’ils étaient dans une autre boite ?

.

Oui, peut-être parce que ce sont des plus petites équipes. On discute avec tout le monde etc. il n’y a pas de barrière, on est une vraie équipe.

.

.

.

.

Est-ce que tu as mis en place des choses dès le début de sorte qu’il y ait une bonne ambiance ? C’est quoi la clé de la réussite ?

.

Ça s’est fait naturellement, je n’ai rien mis en place spécifiquement. Je m’entends bien avec les membres de mon équipe, je prends plaisir à partager de temps en temps un moment convivial avec eux.

.

.

.

Si tu devais tout refaire, tu arriverais à gagner combien de temps sur tes 3 ans d’aventure ?

.

Je pense entre 6 mois et 1 an quand même.

.

.

.

Ça te tenterait demain de te relancer dans une aventureou HopLunch est ton bébé ?

.

Je ne peux pas dire qu’il n’y en aura pas d’autres (sourire). Je pense que je pourrais facilement embarquer dans une nouvelle aventure, l’univers de la startup me passionne, je m’éclate.

.

.

.

Un dernier mot à nous partager ?

.

Si une personne souhaite se lancer, il existe un écosystème, il existe des acteurs régionaux qui sont près à aider, parfois financièrement, parfois en accompagnement. Il faut d’abord prendre connaissance de tous ces organismes, aller toquer à leur porte, présenter le projet, bénéficier des conseils et lancer son projet plus sereinement.